#Cello #Opera #OphélieGaillard #Mozart #Rossini #Donizetti #Verdi #Puccini #Tchaikovsky #Wagner #Offenbach #Dvorak

Ophélie Gaillard, Cellopera
Label Aparté, 2021

C’est un très bel album que nous propose la violoncelliste franco-suisse Ophélie Gaillard.

De retour vers ses premiers amours, c’est un éventail extrêmement riche du monde de l’opéra qui nous est offert. De Mozart à Wagner, en passant par Puccini, Rossini, Offenbach, Tchaikovsky, Verdi bien sûr et bien d’autres encore… Tous les plus beaux thèmes sont là !

Un plaisir immense pour le mélomane de se promener pendant 75 minutes à travers tous ces airs si familiers. Le violoncelle d’Ophélie Gaillard est chaud, inspiré, précis et sincère. Seules les cordes voluptueuses de cet instrument pouvaient incarner si bien le romantisme et le tragique de ces personnages de scène.

À travers la création de ces véritables « Pièces de de genre », nul besoin de texte, de mise en scène ou de pirouettes déplacées. On apprécie tout simplement la musique pour ce qu’elle est.

Aaron Utbach

Écouter

#CéliaForestier #Quintet #Jazz #Go #Komorebi #TheVoice

Célia Forestier, Komorebi
Label La Música, 2020

Voix enivrante, intonation parfaite, timbre envoûtant... les adjectifs manquent pour décrire le bien-être que nous procure Célia Forestier dans cet album « Komorebi » empreint de lumière, de poésie et de liberté !

Lumière dans la clarté des harmonies, poésie dans la prosodie et liberté dans les improvisations modernes sans contours. Célia Forestier nous transporte par sa voix, s’en servant tantôt de façon narrative, tantôt tel un instrument sans limites.

La fine équipe réunie à ses côtés est un pur régal ! Nous y retrouvons l’excellent François Forestier à la guitare, l’indispensable Vincent Girard à la contrebasse, Rémy Kaprielan à la batterie, véritable poumon du groupe et enfin, l’inaltérable Bruno Ducret au violoncelle.

Bref, un album qui fait grand bien.

Thalia S.

Écouter

#Bach #Piazzolla #SimoneRubino #Vibraphone #LaChimera #EduardoEgüez #Théorbe

Simone Rubino, Fuga y Misterio
Label La Música, 2020

Album tout à fait saisissant par l’association du vibraphone du virtuose Simone Rubino révélé au grand public lors du prestigieux concours international de l’ARD à Munich et La Chimera, ensemble baroque dirigé du théorbe par Eduardo Egüez. Véritable pont entre le monde ancien et le monde moderne, le disque s’attaque et s’attache à deux grands piliers de l’écriture contrapuntique que sont Jean-Sébastien Bach et Astor Piazzolla.

Tels deux coloristes, Rubino et Egüez nous dépeignent de magnifiques toiles sonores avec ce répertoire bien connu que nous redécouvrons sous une forme inattendue et surprenante pour le plus grand bonheur des mélomanes. Un album à savourer !

Johann Sebastian Bach : Toccata et fugue en ré mineur BWV 565 / Chaconne BWV 1004 / Concerto en mi majeur BWV 1042

Astor Piazzolla : Verano Porteno / Oblivion / Fuga y Misterio

Aaron Utbach

Écouter

#Monographie #Chroma #MatthieuStefanelli #Creations

Matthieu Stefanelli, Chroma
Label Paraty, 2020

Cette monographie « Chroma » signifiant « couleur » en grec ancien est une véritable invitation au voyage dans les multiples univers sonores du compositeur et pianiste Matthieu Stefanelli. Nous y retrouvons, sans nous déplaire, de multiples réminiscences de l’écriture de Poulenc, Ravel ou encore Shostakovich et bien d’autres.

Dans son concerto « Chroma » pour piano et orchestre de chambre, interprété par le compositeur lui-même, nous avons dès la première écoute une trame narrative très forte qui pousse l’auditeur à cheminer aux côtés du compositeur grâce à un figuralisme poussé qui laissera chacune et chacun se raconter sa propre histoire au travers ces 3 mouvements. Le quintette pour piano et quatuor à cordes « Syn-phone ou Apparitions célestes » s’articule autour d’une écriture un peu plus moderne avec ici encore, de multiples environnements sonores riches de timbres et couleurs. La belle écriture de Stefanelli modélise un alliage sonore de toute beauté !

Vient ensuite un triptyque pour piano seul, toujours interprété par Matthieu Stefanelli, « Exordes » « Ombres Chinoises » « 4 illusions » , véritable panorama de l’univers musical de Stefanelli dont on se délecte. Un très bel album avec une mention spéciale aux artistes qui entourent et défendent avec ferveur ce répertoire que nous avons hâte d’entendre à nouveau en concert !

Matthieu Stefanelli - compositeur et pianiste / Olivier Cangelosi - direction / Anastasie Lefebvre De Rieux - flûte et piccolo / Timothée Oudinot - hautbois et cor anglais / Carjez Gerretsen - clarinette / Benjamin El Arbi - basson / Joël Lasry - cor / Pierre-Olivier Schmitt - percussions / Hugues Girard - violon 1 / Fanny Stefanelli-Gallois - violon 2 / Ralph Szigeti - alto / Patrick Langot - violoncelle / Benoit Levesque - contrebasse

Aaron Utbach

Écouter

#Piano #Schumann #JudithJàuregui #OrquestraSimfonicaCameraMusicae #TomàsGrau

Judith Jàuregui, Die Romantische Seele
Ars Production, 2020

« Die Romantische Seele », L’Âme Romantique. Voilà exactement l’état qui habite l’auditeur alors que le CD s’achève. Beaucoup de beauté dans cet album qui nous transporte dans l’intimité du couple Clara et Robert Schumann. Clara n’y est que peu présente dans les faits, seules les Variations sur un thème de Robert Schumann sont de sa plume, mais l’amour, l’inspiration, la complicité entre ces deux artistes sont bel et bien le fil rouge de cette heure de musique.

Judith Jàuregui et Tomàs Grau nous livre une version très « chambriste » du concerto en la mineur de Robert Schumann. Le piano, sans jamais s’effacer, se place au sein de l’orchestre et le dialogue entre les instruments est largement mis en avant. Extrêmement sensible, le jeu de Judith Jàuregui est touchant par sa poésie et sa douceur. Tour à tour délicat, puis lumineux, virtuose évidemment on apprécie ce touché gracieux qui même dans la puissance n’use jamais de force. L’enchantement se poursuit avec les « Quasi Variazioni, Andantino de Clara Wieck » , Les « Variations sur un thème de Robert Schumann » et l’ « Arabesque » qui complètent merveilleusement cet album. On est d’abord surpris de trouver les « Quasi Variazioni» sans la 3ème Sonate, oeuvre à laquelle elles sont rattachées, mais le mouvement en est presque grandi d’être présenté seul et le tout est cohérent.

Salomé Feuerstein

Écouter

#MicoNissim #Piano #Traces

Mico Nissim, Traces
Label Trois-Quatre, 2020

D’une douceur infinie, cet album nous laisse glisser dans l’intimité du pianiste compositeur Mico Nissim. Musicien aux multiples facettes, cet opus est composé de petits moments courts et délicieux qui nous ouvrent chacun un univers différent. On a la sensation d’être assis sur la banquette du piano, tout près du clavier et on perçoit même par moment les murmures de l’auteur. 

Du Messiaen, du Chopin, du Gershwin, en passant par le blues et les standards, des mélodies rêveuses, des harmonies voluptueuses, chaque moment poétique nous laisse plein d’envie de découvrir ce qui se cache sur la piste suivante. Coups de cœur pour l’envoutante Felicity Moon et la version très personnelle de la Pavane. 

Un petit bijou qui nous fait voyager dans le cœur et dans la vie d’un artiste complet au parcours insolite. À savourer ! 

June

Écouter

#Musiquedechambre #Quatuor #QuatuorTchalik #ReynaldoHahn

Quatuor Tchalik, Dania Tchalik, Reynaldo Hahn
Label Alkonost, 2020

Magnifique découverte que cet album qui met en lumière le répertoire de musique de chambre encore trop méconnu de Reynaldo Hahn. Avec ces pages d’un doux lyrisme et pleines de fraicheur, aussi bien par les œuvres que grâce à ses interprètes, le Quatuor Tchalik nous entraine sur les belles lignes mélodiques de Hahn avec beaucoup de souplesse et d’élégance, développant une large palette de couleurs à travers leur sonorité généreuse. On apprécie la prise de son au plus près des instruments et sans artifices.

Le 2ème Quatuor, plus fougueux que le 1er, intrigue par sa richesse harmonique et nous emporte par son intensité, notamment dans le mouvement lent, véritable épicentre émotionnel de l’œuvre.

Les pièces en duos coulent et s’écoulent dans une évidence parfaite, parfois un peu trop parfaite…

C’est le Quintette en fa dièse mineur qui s’impose comme l’œuvre maîtresse de cette monographie. L’influence de Mendelssohn y est indéniable mais c’est surtout l’esthétique très proche de celle de Ernest Chausson qui s’impose à l’auditeur. Une lecture claire, sans jamais qu’aucune voix ne domine trop lourdement, l’entente dans la fratrie Tchalik est évidente et nous offre une belle référence dans ce répertoire qui mériterait certainement d’être programmé plus souvent.

Salomé Feuerstein

Écouter