Le Domaine de la corniche
#Michelin #Gastronomie #Seine
Le Domaine de la corniche
5 Route de la corniche - 78270 Rolleboise
Perché sur une falaise de craie à Rolleboise, le restaurant Le Panoramique du Domaine de la Corniche offre un cadre exceptionnel avec une vue plongeante et spectaculaire sur les méandres de la Seine. Cette table gastronomique, récompensée d'une étoile au Guide Michelin, propose une expérience culinaire de haut vol qui justifie amplement sa réputation et son classement. Le chef y déploie une cuisine moderne et très travaillée, axée sur une démarche rigoureuse qui met en valeur les plus beaux produits des maraîchers et des éleveurs des environs.
L'expérience prend toute sa dimension à travers le menu dégustation en 5 plats (ou 7 pour les plus gourmands), un parcours sensoriel d'une grande finesse où la technicité des cuissons et la subtilité des assaisonnements se répondent d'une assiette à l'autre. Pour accompagner cette partition, l'établissement propose un accord mets et vins personnalisé de premier ordre. Le sommelier du Domaine de la Corniche réalise un travail d'explication et de sélection remarquable, sortant des sentiers battus pour dénicher des flacons qui subliment chaque plat de manière surprenante et très intéressante. Le service se montre à la hauteur de la distinction de l'adresse, alliant l'élégance d'une grande maison à une fluidité constante. C'est une table mémorable, idéale pour s'offrir une escapade gastronomique raffinée à moins d'une heure de Paris.
Olivier
Le Gabarier
#Plage #Poisson #Fruitsdemer
Le Gabarier
2 Rue de la Mairie, 17350 Port-d'Envaux, France
En retrait de la côte, au cœur du vieux village de Port-d'Envaux, le restaurant Le Gabarier cultive une approche plus feutrée de la gastronomie de pays. L'établissement s'éloigne volontairement des démonstrations techniques complexes pour se concentrer sur l'harmonie des assiettes. En été, le repas se déroule sous une tonnelle de glycine, offrant une atmosphère de place de village particulièrement calme et reposante.
La subtilité de l'adresse repose sur un équilibre soigné entre la tradition charentaise et des touches de créativité contemporaine. Les produits frais, issus notamment de la criée locale et maraîchers de proximité, sont travaillés pour préserver leur clarté aromatique. Le menu évolue constamment au fil des saisons, proposant par exemple des poissons de saison aux justes textures, accompagnés de déclinaisons de petits légumes colorés.
Le service s'aligne sur cette même retenue : il se montre à la fois fluide, proactif et d'une grande courtoisie, sans jamais chercher à impressionner inutilement le client. C'est une table de terroir moderne qui privilégie la finesse d'exécution et le confort des hôtes.
Olivier
Le Grain de Sable
#Plage #Poisson #Fruitsdemer
Le Grain de Sable
99 Boulevard de la Mer - 17340 Châtelaillon-Plage
Installé tout au bout du front de mer, le restaurant Le Grain de Sable bénéficie d'un emplacement privilégié à Châtelaillon-Plage. L'établissement dispose d'une superbe terrasse posée directement sur le sable, face à l'océan. En raison de cette situation exceptionnelle et de l'attrait évident de dîner face au coucher du soleil ou de déjeuner juste après la baignade, les places en bord de plage sont extrêmement prisées. Il est donc indispensable de réserver sa table pour espérer en profiter, sous peine de devoir s'installer à l'intérieur...
Malgré une forte fréquentation et un rythme soutenu, l'équipe de service réussit à rester très agréable, souriante et particulièrement efficace. Les plats s'enchaînent sans fausse note et l'organisation permet d'éviter les temps d'attente excessifs souvent constatés dans les adresses de bord de mer.
Dans l'assiette, le chef, qui détient le titre de Maître Restaurateur, met en avant une cuisine fraîche axée sur de très bons produits de la mer. La fraîcheur des poissons et des coquillages est irréprochable. Les cuissons sont bien maîtrisées et les recettes, bien que simples, intègrent des saveurs soignées qui valorisent la qualité brute des ingrédients marins. C'est une adresse sérieuse et bien tenue, combinant un panorama idéal et une prestation culinaire et humaine rigoureuse.
Olivier
Le Furioso
#Nature #Cheval #Decouverte
Le Furioso
1 Pôle International De Sports Equestres Du Haras National Du Pin - Les Grands Champs - 61310 Gouffern En Auge
Situé en pleine nature dans l'Orne, juste à côté du célèbre Haras national du Pin, le restaurant Le Furioso bénéficie d'un cadre magnifique au sein du Pôle International de Sports Équestres. Sa principale originalité est sa salle encadrée par deux espaces vitrés qui permettent d'observer directement les chevaux évoluer et s'entraîner pendant le repas.
La cuisine adopte un style brasserie, proposant des plats simples mais bons, efficaces et cuisinés à partir de produits frais.
Le point faible de l'établissement réside dans son service, qui s'avère souvent très long. Cette attente est vraisemblablement due à l'afflux ponctuel de visiteurs lors des nombreuses manifestations et compétitions du monde du cheval organisées sur le site. C'est une halte à recommander pour son panorama équin unique, à condition de ne pas être pressé par le temps...
Olivier
L'Itinérance
#FruitsdeMer #MerslesBains #Gastromique #Decouverte
L'Itinérance
24 esplanade du Général Leclerc - 80350 Mers-les-Bains
Il est des villes balnéaires dont le simple nom évoque le charme suranné des bains de mer de la Belle Époque. Mers-les-Bains est de celles-ci, joyau de la côte picarde où s'alignent fièrement des façades multicolores aux détails architecturaux saisissants. C’est précisément au bout de cette déambulation poétique, sur le front de mer, face à l’immensité mouvante de la Manche et de ses galets, que se dresse une escale gastronomique incontournable : L'Itinérance.
Dès le seuil franchi, l'agitation de la promenade s'efface pour laisser place à une atmosphère d'une sérénité absolue. Conçu avec soin, le décor se drape de nuances de vert et de bleu, faisant habilement écho aux vagues extérieures.
La salle, lumineuse et baignée par la lumière marine grâce à d'immenses baies vitrées, offre une vue spectaculaire sur l'horizon. Le service, orchestré avec une précision d'horloger, participe grandement à cette sensation de plénitude. Les gestes sont précis, la présentation des assiettes est documentée sans être pédante, et le personnel sait faire preuve d’une bienveillante discrétion.
Cette justesse en salle prépare idéalement le palais à la partition culinaire qui se joue en cuisine. Aux commandes du piano, le chef Victor Benoît livre une proposition gastronomique d'une rare élégance, profondément ancrée dans son territoire. Inspirée par la mer et la richesse du terroir picard, sa cuisine est une ode à la pureté et à la fraîcheur. Chaque assiette est un paysage lisible, épuré, où le produit marin est sublimé sans jamais être dénaturé. Les cuissons sont millimétrées et les saveurs d'une franchise percutante. Le chef excelle dans l'art de marier le végétal aux trésors iodés de la Manche, offrant un voyage sensoriel subtil qui prolonge l'émerveillement de la promenade côtière.
L’Itinérance n'est pas seulement une halte salvatrice après avoir admiré les villas colorées de la ville ; c'est une destination en soi. Une table d'auteur où la rigueur du service, la quiétude du lieu et le raffinement d'une cuisine résolument marine s'unissent pour offrir un grand moment de gastronomie.
Olivier
Le Sépia
#Poisson #SaintRaphael #Mer
Le Sépia
28 rue Frédéric-Mistral - 34350 Valras-Plage
Le Sépia à Valras-Plage : une cuisine méditerranéenne inventive qui mérite le détour
À quelques pas du front de mer, Le Sépia fait partie de ces tables que l’on ne s’attend pas forcément à trouver dans une station balnéaire. Aux commandes, le chef Yann Nicolas propose une cuisine gastronomique méditerranéenne construite autour des produits du marché, dans un registre moderne mais toujours gourmand.
Notre repas a commencé par quelques tapas à partager. Les beignets de gambas, parfaitement dorés et croustillants, étaient agréables mais auraient gagné à être accompagnés d’une petite sauce, d’un condiment acidulé ou d’une mayonnaise maison relevée. C’est réellement le seul petit manque du repas : servis seuls, ils donnent presque l’impression qu’il manque la dernière touche destinée à les faire décoller.
Les palourdes gratinées, elles, mettent immédiatement dans l’ambiance méditerranéenne, avant deux entrées particulièrement convaincantes.
Le tartare de thon rouge est superbe, aussi bien visuellement qu’en bouche. Le poisson est mis en valeur sans artifice inutile et surtout accompagné d’un granité tomate-pastèque particulièrement réussi : fraîcheur, acidité et douceur viennent alléger le thon et donnent au plat beaucoup de relief. C'est une assiette estivale, précise et franchement très séduisante.
Autre réussite : les ravioles de stracciatella, basilic et tomates anciennes, avec leur petit beurre citronné. Une assiette très goûteuse, généreuse sans être lourde, dans laquelle la douceur crémeuse de la stracciatella fonctionne parfaitement avec l'acidité et la maturité des tomates. Le genre de plat qui semble simple à la lecture mais révèle une vraie réflexion à la dégustation.
La suite confirme le sérieux de la cuisine. La lotte gratinée à l'olive verte, accompagnée d'un bouillon de bouillabaisse et d'une tatin de tomates confites, illustre parfaitement le style de la maison : des produits méditerranéens immédiatement identifiables, mais travaillés avec suffisamment de technique pour sortir du registre de la simple cuisine balnéaire. Même constat sur les autres assiettes : dressages travaillés, sauces et jus soignés, et une vraie recherche autour des textures.
Et les desserts ne constituent surtout pas une simple formalité. Le travail autour de la pêche, du citron et de la framboise, notamment, conserve cette même ligne : gourmandise, fraîcheur et joli jeu sur les textures.
Un rapport qualité-prix remarquable
Il faut enfin parler du menu à 35 €. Avec le niveau de cuisine proposé, les produits travaillés et la technicité visible dans les assiettes, le rapport qualité-prix est particulièrement intéressant. La maison revendique d'ailleurs une cuisine de saison, avec poissons locaux ou sauvages, sauces, fonds, glaces et différentes préparations réalisées sur place.
Le Sépia réussit ainsi quelque chose d'assez précieux : proposer une véritable cuisine de chef, créative et personnelle, tout en restant accessible et conviviale. On vient pour manger du poisson et des produits méditerranéens ; on repart avec le sentiment d'avoir découvert une vraie table.
Le petit condiment qui manquait aux beignets de gambas est bien peu de chose au regard de la qualité générale du repas. Une excellente adresse à Valras-Plage, que nous recommandons sans hésitation.
Félix
Casino Barrière de Saint-Raphaël
#Casino #SaintRaphael #Brunch
Casino Barrière de Saint-Raphaël
Square de Gand – 83700 Saint-Raphaël
Brunch au Casino Barrière de Saint-Raphaël : gourmandise face au port
Difficile d’imaginer cadre plus agréable pour un brunch dominical que la très belle terrasse du Casino Barrière Saint-Raphaël. Installée face au port, elle offre une vue superbe et immédiatement dépaysante : bateaux, lumière méditerranéenne et douceur de vivre de la Côte d’Azur composent un décor qui participe pleinement au plaisir du moment. Le Café Barrière met d’ailleurs officiellement en avant cette terrasse et sa vue imprenable sur le port de Saint-Raphaël.
Le brunch se prête particulièrement bien à cet environnement. On prend son temps, on pioche selon ses envies et l’on alterne tranquillement le salé et le sucré dans une atmosphère détendue. Le choix est généreux, suffisamment varié pour satisfaire aussi bien les amateurs de petit-déjeuner traditionnel que ceux qui préfèrent aborder directement les propositions salées.
Le principe du buffet permet surtout de composer son repas à son rythme, sans contrainte, ce qui correspond parfaitement à l’esprit d’un brunch. Les produits sont régulièrement réapprovisionnés et l’ensemble reste plaisant jusque dans les desserts, avec cette sensation appréciable de pouvoir goûter un peu à tout plutôt que de devoir choisir.
Le service participe également à la réussite du moment : équipe disponible, souriante et attentive, malgré les nombreux allers-retours inhérents à une formule buffet. L’atmosphère reste conviviale et sans précipitation, exactement ce que l’on attend un dimanche.
Mais le véritable privilège reste incontestablement la terrasse. Lorsque la météo s’y prête, déjeuner ainsi en extérieur, presque au-dessus du port, change complètement l’expérience. On vient pour bruncher et l’on finit volontiers par prolonger le repas simplement pour profiter encore un peu du panorama.
Une formule généreuse, une ambiance agréable et surtout un cadre méditerranéen remarquable : une très bonne idée pour un brunch en famille ou entre amis à Saint-Raphaël.
Félix
Ô Chemcy
#Maroc #Chemcy #Orient
Ô Chemcy
84 rue Alphonse Karr - 83700 Saint-Raphaël
Ô Chemcy à Saint-Raphaël : un véritable voyage au Maroc
Parmi les nombreuses tables du centre de Saint-Raphaël, Ô Chemcy se distingue par une proposition aussi dépaysante que généreuse. Installé face au port, le restaurant revendique une cuisine marocaine familiale et traditionnelle, servie dans un cadre chic aux accents orientaux.
Dès les premières assiettes, on retrouve ce que l’on vient chercher dans une belle cuisine marocaine : des parfums d’épices, des cuissons longues, de la générosité et beaucoup de gourmandise. La carte fait la part belle aux incontournables : couscous, tajines, bricks croustillantes, grillades marinées...
Les couscous sont particulièrement convaincants : semoule légère, légumes généreux, bouillon parfumé et viandes tendres composent des assiettes particulièrement réconfortantes. Les tajines, eux, jouent pleinement la carte du mijoté et des associations sucrées-salées si caractéristiques de la cuisine marocaine. Les retours récents des clients saluent d’ailleurs très régulièrement la générosité des portions et la qualité des tajines et couscous.
On apprécie aussi le caractère très familial de la cuisine. Ici, pas de volonté de revisiter à tout prix les grands classiques : Ô Chemcy assume une cuisine authentique, lisible et généreuse, et c’est précisément ce qui fait son charme. Les bricks et les grillades permettent de varier les plaisirs, tandis que les pâtisseries orientales et le thé à la menthe prolongent agréablement le voyage.
Autre véritable point fort : l’accueil. La convivialité semble faire partie intégrante de l’identité de la maison. Le service est chaleureux, disponible et attentionné, en parfaite cohérence avec l’esprit d’hospitalité marocaine revendiqué par l’établissement.
Enfin, la situation face au port de Saint-Raphaël apporte un supplément d’agrément, notamment aux beaux jours. Le restaurant dispose d’une petite terrasse et offre une agréable vue sur le secteur portuaire.
Une très belle adresse pour qui recherche une cuisine marocaine sincère, généreuse et savoureuse, avec en prime un excellent rapport qualité-prix. Un vrai dépaysement à quelques mètres de la Méditerranée.
Félix
Les Jours Heureux
#Valras #Mer #Poisson
Les Jours Heureux
6 boulevard Jean-Moulin - 34350 Valras-Plage
Les Jours Heureux à Valras-Plage : l’adresse familiale idéale face à la mer
Installé directement en front de mer à Valras-Plage, Les Jours Heureux porte particulièrement bien son nom. Ici, le plaisir tient autant à l’assiette qu’au cadre, avec cette sensation immédiate d’être pleinement en vacances dès que l’on s’installe à table.
Le grand atout de l’adresse est évidemment sa situation. La plage se trouve juste en face du restaurant, ce qui en fait un lieu particulièrement agréable pour les familles. Une fois leur repas terminé, les enfants peuvent profiter du sable et jouer face à la mer pendant que les parents prolongent tranquillement le déjeuner ou le dîner.
Et cela change réellement l’expérience.
Pouvoir prendre son temps, terminer un café ou simplement discuter autour de la table pendant que les enfants profitent de la plage à quelques mètres est un luxe simple, mais particulièrement appréciable en vacances. Les Jours Heureux est donc une adresse hautement familiale, sans jamais donner l’impression d’être un restaurant exclusivement pensé pour les enfants.
Une cuisine exactement dans l’esprit du lieu
Côté assiette, la maison propose une cuisine française et méditerranéenne généreuse, savoureuse et efficace, parfaitement en accord avec son emplacement de bord de mer.
La carte fait naturellement une belle place aux produits de la mer. On y retrouve notamment des moules-frites, seiches à la plancha, gambas, poissons selon les arrivages et fruits de mer, autant de plats qui prennent une saveur particulière lorsqu’ils sont dégustés face à la Méditerranée.
Les moules-frites, notamment, incarnent parfaitement l’esprit de l’adresse : un plat simple, convivial, généreux, exactement celui que l’on a envie de commander après une matinée passée sur la plage.
Les amateurs de poissons et de cuisson à la plancha trouveront également leur bonheur avec les seiches ou les gambas, tandis que ceux qui préfèrent la viande ne sont pas oubliés. La carte propose également des grillades et différentes pièces de viande, permettant à chacun de trouver son compte, ce qui est évidemment essentiel lorsqu’on vient en famille ou en groupe.
Les accompagnements restent dans la même logique : simplicité, générosité et plaisir immédiat.
Une carte qui ne cherche pas à en faire trop
C’est justement ce que nous avons apprécié aux Jours Heureux.
Ici, pas de volonté de transformer chaque assiette en démonstration gastronomique. La cuisine reste lisible, accessible, réconfortante et parfaitement adaptée à l’environnement. C’est exactement ce que l’on attend d’une bonne adresse de front de mer.
La maison assume pleinement son rôle de restaurant de vacances : on vient pour bien manger, profiter de la terrasse, regarder la mer et partager un moment détendu.
Les desserts suivent la même philosophie, avec des propositions gourmandes et classiques qui terminent agréablement le repas. Après quelques produits de la mer ou une belle grillade, un dessert généreux, un café ou une glace trouvent naturellement leur place.
Une adresse que l’on retient surtout pour l’expérience
Le véritable charme des Jours Heureux réside finalement dans cet équilibre entre bonne cuisine, emplacement privilégié et simplicité familiale.
On peut y déjeuner ou dîner sans stress, sans avoir à occuper constamment les enfants, tout en profitant d’une vraie table et d’une cuisine plaisante.
Ce n’est peut-être pas l’endroit où l’on vient chercher la sophistication à tout prix, mais ce n’est clairement pas son ambition. On vient plutôt pour trouver une cuisine savoureuse et efficace, exactement comme on l’espère dans un restaurant face à la plage.
Et sur ce point, la mission est parfaitement remplie.
Les Jours Heureux est une adresse que nous recommandons volontiers aux familles à Valras-Plage, mais aussi à tous ceux qui recherchent simplement une bonne table de bord de mer, généreuse, détendue et sans prétention inutile.
Un restaurant où l’on mange bien, où l’on profite vraiment du cadre, et où parents comme enfants peuvent passer… de vrais jours heureux.
Félix
Le Kashmir
SUBLIME ! #SaintRaphael #Indianfood #Kashmir
Kashmir
108, promenade du Commandant-Guilbaud - 83700 Saint-Raphaël
Le Kashmir à Saint-Raphaël : un voyage généreux et parfumé, couronné d’un Sublime Arts & Sens
Face au Vieux-Port de Saint-Raphaël, Le Kashmir est de ces adresses qui réussissent à faire voyager dès les premières bouchées. Ici, la cuisine indienne et pakistanaise se montre généreuse, parfumée, chaleureuse, sans jamais perdre de vue l’essentiel : le plaisir.
Notre repas débute par un assortiment d’entrées particulièrement gourmand. Samossas et beignets arrivent joliment dorés, croustillants et accompagnés de plusieurs sauces et condiments permettant de naviguer entre fraîcheur, douceur et épices. Une entrée en matière conviviale, idéale pour découvrir plusieurs saveurs et déjà révélatrice de la générosité de la maison.
La suite confirme cette très bonne première impression avec des currys onctueux et profondément parfumés, servis dans leurs petits plats métalliques traditionnels. Les sauces sont particulièrement réussies : riches sans devenir lourdes, épicées sans masquer les ingrédients, avec cette profondeur aromatique qui donne immédiatement envie d’y replonger un morceau de naan.
Et c’est bien ainsi que nous aimons cette cuisine : au centre de la table, dans le partage. Un peu de riz basmati, un naan encore chaud, plusieurs préparations que l’on échange et que l’on goûte les unes après les autres… Le Kashmir transforme naturellement le repas en moment de convivialité.
La maîtrise des épices mérite également d’être soulignée. Elles sont présentes, évidemment, mais utilisées pour construire les plats plutôt que pour rechercher la puissance à tout prix. On retrouve ainsi de la douceur, du relief, parfois une belle intensité, mais toujours beaucoup d’équilibre.
Et puis arrive le gâteau de semoule…
Nous aurions déjà pu quitter la table pleinement satisfaits.
Mais il y eut ce gâteau de semoule indien aux fruits secs et pistaches.
Et là, véritable coup de cœur.
Fondant, délicatement granuleux, gourmand sans être écœurant, avec les fruits secs et les pistaches venant ponctuer chaque bouchée : il est littéralement à tomber. C’est exactement le genre de dessert que l’on commande presque innocemment en fin de repas et qui finit par devenir l’un des souvenirs majeurs de l’expérience.
Simple en apparence, mais redoutablement efficace. Nous reviendrions presque au Kashmir rien que pour lui.
Pour la générosité de sa cuisine, la qualité et la profondeur de ses sauces, la justesse de ses épices, la convivialité de l’expérience et cet exceptionnel gâteau de semoule qui achève le repas en apothéose, la rédaction d’Arts & Sens décerne au Kashmir son Sublime Arts & Sens.
Une distinction que notre webzine réserve aux établissements qui nous ont procuré un véritable coup de cœur, au-delà de la simple qualité d’un repas.
Le Kashmir rejoint ainsi les adresses que nous recommandons particulièrement à nos lecteurs.
Félix
Turbulent
#FruitsdeMer #Trouville #Gastromique #Decouverte
Turbulent
1 Rue Durand Couyère -14360 Trouville-sur-Mer
À Trouville, il faut presque savoir que l’on cherche Turbulent pour ne pas passer devant sans le voir. L’entrée, légèrement en retrait de la rue principale, se fait discrète et tranche avec les devantures plus démonstratives du centre-ville. Une discrétion qui convient finalement assez bien à cette adresse : ici, peu d’effets de manche, mais une cuisine qui mérite toute l’attention.
L’accueil est à l’image du lieu, simple, chaleureux et immédiatement sympathique. Pas de cérémonial inutile, mais une vraie volonté de mettre le client à l’aise. Installés à une table faisant face aux cuisines, nous avons pu observer le travail en cuisine, ce qui donne au repas une dimension supplémentaire : précision des gestes, concentration et fluidité du service témoignent rapidement du sérieux de la maison.
Mais c’est évidemment dans l’assiette que Turbulent impressionne le plus. La cuisine se montre ambitieuse, extrêmement maîtrisée et d’une grande finesse, avec des associations précises, des cuissons justes et cette capacité assez rare à apporter de la personnalité à chaque plat sans jamais tomber dans la complication gratuite. Les produits de la mer sont omniprésents pour notre plus grand plaisir ! Derrière une apparente simplicité se cache un vrai travail sur les textures, les équilibres et les saveurs. Au fil du repas, une impression s’impose : bien que ce restaurant soit déjà référencé par le guide Michelin, cette cuisine a clairement le niveau pour aller chercher une étoile.
La proposition autour du vin mérite également d’être soulignée. Plutôt que de rester dans des accords consensuels et prévisibles, la maison ose des choix parfois inattendus, avec des références originales et des mariages plus audacieux. Une prise de risque particulièrement appréciable, d’autant qu’elle reste toujours cohérente avec les plats et permet parfois de les découvrir sous un autre angle.
Turbulent fait ainsi partie de ces restaurants qui ne misent ni sur une adresse spectaculaire ni sur un décor ostentatoire pour convaincre. Tout se joue dans l’assiette, dans la qualité de l’accueil et dans une vraie liberté de ton.
Olivier
Malar
#Cuisinefrancaise #Seine #Groupe
Malar
61 Quai Aristide Briand - 78510 Triel-sur-Seine
Installé sur les bords de Seine à Triel-sur-Seine (mais rive gauche de la Seine !), MALAR a repris une adresse bien connue des habitués du secteur : celle de l’ancien restaurant Le Coq au Vin. Le changement d’enseigne s’est accompagné d’une évolution assez nette de l’atmosphère et de la clientèle. Là où Le Coq au Vin cultivait davantage l’image d’une table traditionnelle, MALAR semble aujourd’hui toucher un public plus large et plus diversifié, avec notamment une place importante accordée aux repas de groupes, d'associations, aux grandes tablées familiales ou aux déjeuners entre collègues.
Le premier véritable atout du restaurant reste incontestablement son emplacement magnifique, directement au bord de la Seine. Lorsque la météo permet de profiter pleinement du cadre, l’adresse prend une autre dimension : la proximité de l’eau apporte un charme évident et donne immédiatement à un déjeuner ou un dîner un petit air d’évasion, assez rare à quelques kilomètres seulement de Paris.
Côté cuisine, MALAR ne cherche pas à révolutionner la gastronomie, et ce n’est finalement pas ce qu’on lui demande. La carte privilégie une cuisine simple, lisible et généreuse, réalisée à partir de bons produits et, surtout, correctement travaillée. Les cuissons sont maîtrisées, les assiettes soignées sans tomber dans une sophistication inutile, et l’ensemble se montre plutôt régulier. On vient ici davantage pour bien manger que pour vivre une démonstration technique. Dans ce registre, le contrat est rempli.
Le rapport qualité-prix constitue d’ailleurs l’un des bons arguments de l’adresse. Les tarifs restent cohérents au regard de la qualité servie et du cadre particulièrement privilégié. Le service se montre généralement accueillant et efficace.
C’est aussi là que se situe le principal défaut de MALAR : la grande salle principale peut rapidement devenir bruyante. Ceux qui recherchent un dîner très calme auront donc intérêt à privilégier les horaires moins chargés ou, évidemment, les places permettant de profiter au mieux du bord de Seine.
Une adresse sans prétention gastronomique excessive, mais sérieuse, agréable et bien placée, qui réussit surtout grâce à un équilibre convaincant entre cadre, qualité des produits et prix.
Olivier
Poissonnerie Laurent
#Cassis #Mer #Poisson
Poissonnerie Laurent
5, quai Jean-Jacques-Barthélémy - 13260 Cassis
un cadre exceptionnel, un service impeccable, une cuisine inégale
La Poissonnerie Laurent bénéficie d’un emplacement remarquable, directement sur le port de Cassis. La vue est véritablement imprenable et constitue sans doute le principal atout de l’établissement. Déjeuner face aux bateaux, dans ce décor emblématique, rend le moment particulièrement agréable et vaut à lui seul le détour.
Le service est également à souligner. Les serveurs se montrent attentifs, disponibles et très réactifs. L’accueil est professionnel, le suivi efficace et l’équipe reste présente sans être envahissante. Un vrai bon point qui contribue largement à la qualité de l’expérience.
Côté cuisine, le bilan est plus contrasté. La soupe de poisson était bonne, savoureuse et bien réalisée. Les moules-frites étaient également très réussies, avec une mention particulière pour la sauce marinière, vraiment délicieuse.
Les moules gratinées servies en entrée étaient en revanche très généreuses en beurre, sans doute un peu trop. La persillade dominait fortement l’ensemble et finissait par alourdir le plat.
La principale déception concernait les supions, beaucoup trop cuits et donc malheureusement caoutchouteux. Un défaut de cuisson particulièrement dommageable dans un établissement spécialisé dans les poissons et les produits de la mer.
En résumé, La Poissonnerie Laurent est une adresse agréable pour profiter de l’une des plus belles vues sur le port de Cassis, avec un service attentif et efficace. Certains plats, comme la soupe de poisson ou les moules marinières, sont très réussis, mais la cuisine gagnerait à être plus régulière et plus précise pour être pleinement à la hauteur de ce cadre exceptionnel.
Félix
Eastern Enchantment
SUBLIME ! #PhilippeTondre #oboe #ClassicalMusic


Philippe Tondre & Danae Dörken, Eastern Enchantment
Klarthe Records, 2026
L'élégance et l'évidence
Avec Eastern Enchantment, Philippe Tondre et Danae Dörken signent bien davantage qu’un simple récital : ils dessinent un paysage intérieur, traversé de fièvres, de nostalgies et d’élans populaires, au cœur d’un programme consacré aux répertoires slave et hongrois, de Doráti à Martinů. L’album prolonge la trilogie discographique voulue par le hautboïste après ses explorations des traditions allemande et française.
Ce qui frappe d’emblée, c’est la manière dont Philippe Tondre fait chanter son instrument avec une liberté souveraine. Son jeu aérien, souple, jamais appuyé, semble porté par le seul souffle de la phrase. Le timbre conserve une clarté lumineuse jusque dans les pages les plus tendues, et chaque ligne trouve un équilibre rare entre raffinement, intensité et naturel. Rien n’est figé, rien n’est démonstratif : tout respire.
Mais la réussite du disque tient tout autant à l’osmose parfaite entre les deux musiciens. Danae Dörken n’accompagne pas : elle dialogue, relance, enlace, éclaire. Entre le hautbois et le piano s’invente une écoute de chaque instant, une complicité organique qui permet à cette musique de garder sa densité émotionnelle sans jamais s’alourdir. Les contrastes, les inflexions rythmiques, les ombres comme les élans de danse, tout circule avec évidence.
Eastern Enchantment séduit ainsi par son intensité maîtrisée : un disque de couleurs, de souffle et de connivence, où la virtuosité s’efface toujours devant la narration et la vérité du chant.
- Interview de Philippe Tondre -
- Eastern Enchantment propose un voyage musical très singulier à travers l’Europe centrale, entre danses, nostalgie, folklore et raffinement d’écriture. Qu’est-ce qui vous a inspiré ce programme, et qu’aviez-vous envie de raconter à travers lui ?
Eastern Enchantment est né d’un désir de raconter une autre facette de l’Europe centrale, à la fois profondément ancrée dans la tradition et tournée vers une expression très personnelle. Ce répertoire mêle folklore, danse, nostalgie, mais aussi une écriture d’une grande sophistication. Ce contraste m’a immédiatement attiré.
Ces œuvres ont été composées dans des périodes souvent marquées par des tensions politiques, l’exil ou l’oppression. Derrière leur poésie et leur raffinement, on perçoit une voix intérieure très forte, parfois fragile, parfois pleine de résistance. J’avais envie de mettre en lumière cette richesse émotionnelle, mais aussi cette identité culturelle profondément vivante.
Ce programme raconte ainsi un voyage à travers différentes sensibilités d’Europe centrale, où la danse peut devenir mélancolique, où la nostalgie se transforme en énergie, et où la musique semble à la fois regarder vers le passé tout en parlant très clairement à notre présent. Aujourd’hui particulièrement, le contexte géopolitique mondial s’y prête.
- Votre interprétation se distingue par un jeu d’une grande liberté, à la fois aérien, souple et profondément chantant. Comment travaillez-vous cette qualité de souffle, de ligne et de couleur qui semble au cœur de ce disque ?
Pour moi, tout part du souffle et de la ligne. L’idée est toujours de chanter à travers l’instrument, de créer une continuité qui dépasse la simple « technique ». Je cherche une respiration très naturelle, vocale, qui permet à la phrase de se déployer librement.
Je travaille beaucoup sur la flexibilité du son, la capacité à changer de couleur sans casser la ligne. Dans ce répertoire, il faut pouvoir passer d’une danse presque populaire à une expression plus introspective, voire suspendue. Cela demande une grande souplesse dans l’air, mais aussi dans l’écoute intérieure.
Je pense aussi beaucoup en termes de direction et d’espace : laisser la phrase respirer, accepter le silence, et ne jamais forcer l’émotion. La liberté vient justement de cette confiance dans la ligne, qui permet ensuite d’oser davantage de nuances et de spontanéité.
- Dans cet enregistrement, l’entente avec Danae Dörken frappe immédiatement l’auditeur : on a le sentiment d’une respiration commune, d’un véritable dialogue intérieur. Comment cette osmose musicale s’est-elle construite entre vous ?
Avec Danae, cette complicité s’est construite très naturellement. Nous nous connaissons depuis longtemps et Eastern Enchantement est notre troisième album ensemble. Nous partageons une même approche du phrasé, du rubato et de la respiration. Très vite, nous avons eu le sentiment de parler une langue musicale commune.
Nous avons beaucoup travaillé en cherchant une respiration réellement partagée, comme si le piano et le hautbois formaient une seule voix à deux timbres. Cela passe par l’écoute constante, mais aussi par une grande liberté mutuelle : chacun peut proposer, modeler, et l’autre réagit immédiatement.
Dans ce répertoire, le piano n’est jamais simplement accompagnateur. Il est un partenaire à part entière. Cette richesse permet un dialogue très vivant, presque intime, qui je crois se ressent dans l’enregistrement.
- Ce répertoire demande à la fois virtuosité, élégance, intensité expressive et sens de la danse. Comment trouvez-vous l’équilibre entre engagement personnel et fidélité à l’esprit de ces œuvres ?
Je pense que la fidélité à ces œuvres passe justement par un engagement très personnel. Cette musique est profondément expressive, souvent inspirée par la danse ou par des éléments folkloriques, et elle demande une implication émotionnelle réelle.
Mais en même temps, il est essentiel de respecter l’élégance de l’écriture et la structure. L’équilibre se trouve dans cette tension entre spontanéité et clarté. Il faut garder l’énergie de la danse, sans tomber dans l’excès, et exprimer la nostalgie sans alourdir la ligne.
J’essaie toujours de laisser la musique respirer naturellement, de ne pas surinterpréter, mais d’habiter pleinement chaque caractère. C’est ce mélange de liberté et de retenue qui me semble correspondre à l’esprit de ce répertoire.
- Après cette trilogie discographique, quel serait l’opus que vous aimeriez mettre au disque à présent ? Avez-vous déjà en tête un répertoire, un compositeur ou peut-être une nouvelle direction artistique que vous souhaiteriez explorer ?
C’est une très bonne question. Après cette trilogie, j’aimerais explorer une direction à la fois nouvelle et cohérente avec ce parcours. L’idée serait peut-être de mettre en avant des compositeurs du XXe siècle moins connus, ou de construire un programme autour d’une thématique forte, comme le lien entre tradition et modernité.
Je suis également très attiré par des œuvres où le hautbois dialogue avec d’autres formations, peut-être un projet autour de la musique de chambre avec vents, ou encore un programme mêlant différentes influences culturelles. Mes récentes années aux États-Unis me donnent énormément d’idées.
Ce qui m’importe surtout, c’est de continuer à raconter une histoire à travers un disque, avec une identité forte. Après ces trois albums centrés sur différentes traditions européennes, j’aimerais peut-être ouvrir une nouvelle perspective, tout en gardant cette recherche de couleur, de poésie et de profondeur expressive que le hautbois peut donner à travers l’enregistrement.
Aaron Utbach
Musiques de scène
SUBLIME ! #Sturzenegger #OSR #Colibri #Reinedesneiges


Christophe Sturzenegger, Musiques de scène
Klarthe Records, 2025
Une Ode à l’Émotion et à l’Élégance
Il y a des disques qui ne “racontent” pas seulement : ils font surgir. Musiques de scène appartient à cette famille rare d’albums capables de tenir debout sans béquille — sans images, sans plateau, sans didascalies — tout en gardant la tension du geste théâtral. Et c’est précisément le pari de Christophe Sturzenegger : transformer des musiques nées pour accompagner une narration en matière symphonique autonome, comme il le dit lui-même en imaginant l’ensemble sous la forme d’une “suite symphonique”, où la musique se substitue au texte, à la mise en scène, et finit par devenir un personnage à part entière.
Le programme réunit deux pôles nettement différenciés : Le Colibri et La Reine des Neiges. Deux récits, deux climats, deux genèses — Sturzenegger insiste d’ailleurs sur l’absence de lien entre les deux, sinon “son style” — et pourtant un même art de l’ellipse, du relief, de la trajectoire.
1) Le Colibri : l’intime mis à nu, sans pathos
Né d’une collaboration “à quatre mains” avec l’écrivaine Elisa Shua Dusapin, Le Colibri a connu plusieurs vies, dont celle d’un “livre-audio” où texte, dessin et musique s’entrelacent, et qui a reçu en 2023 le Prix suisse du livre jeunesse.
À l’écoute, on comprend pourquoi cette musique supporte si bien le passage au disque : elle ne se contente pas de colorer une scène, elle porte la scène de l’intérieur. Le matériau thématique est clair, mémorisable — des noyaux, des leitmotive, des cellules — et Sturzenegger les fait vivre par transformations : déformation rythmique, renversements d’humeur, déplacements d’accent, éclairages harmoniques. C’est une écriture qui sait que la narration n’est pas une ligne droite mais une suite de seuils.
On perçoit une intelligence du temps : des miniatures (les trois “Lotte”) comme des plans rapprochés, des respirations (“Lento”) qui laissent le sous-texte affleurer, et des crescendos dramatiques qui ne “jouent” jamais l’émotion, mais la laissent advenir. Le résultat est d’une pudeur bouleversante : tout est tension contrôlée, et l’orchestre (l’Orchestre de la Suisse Romande) devient un théâtre de timbres où les cordes, les cuivres, les percussions ne décrivent pas un décor — ils traduisent des fractures, des rapprochements, des hésitations.
2) La Reine des Neiges : le conte, oui — le “Disney”, non
Avec La Reine des Neiges, Sturzenegger et Joan Mompart reviennent aux sources : Andersen, l’ombre, la neige véritable, l’errance initiatique de Gerda partant chercher Kay. La pièce, commandée en 2009, a d’abord servi à compléter le répertoire pour la formation Histoire du soldat, avant de devenir théâtre musical, et a tourné largement en Suisse et en France (une centaine de représentations), avec une réception marquante.
Sur disque, l’impact tient à la manière dont la musique conjugue vitesse narrative et évidence de l’orchestration : des séquences très courtes (comme des changements de décor), des coups de théâtre, des silhouettes, des “trolls” surgis en quelques secondes, puis des plages plus étirées (“Les rives glacées”) qui installent un froid psychologique, presque métaphysique.
Une chronique récente a joliment pointé ce mélange d’échos : un parfum “suranné” (au bon sens du terme), une parenté possible avec certains climats français du XXe (Auric, Tailleferre…) et, par endroits, des rappels plus anguleux, proches de Stravinski — logique, vu l’histoire de la pièce — sans que cela tourne au pastiche.
Ce qui frappe surtout, c’est la capacité de Sturzenegger à éviter l’illustration littérale : la neige n’est pas un effet sonore, c’est une force dramaturgique. La musique garde toujours une réserve, une zone d’ombre, comme si le conte avançait avec son double caché.
Un disque pensé comme un “spectacle intérieur”
L’album se déploie sur 22 pistes pour environ 1 h 10, et sa construction permet une écoute “de concert” : on peut suivre les épisodes, mais on peut aussi se laisser happer par une logique purement musicale, tant l’écriture est tenue et la direction incisive.
Et c’est là la réussite : Musiques de scène ne cherche pas à faire oublier son origine — au contraire, il en fait une vertu. On entend des scènes, oui, mais surtout une pensée du théâtre : l’art de l’entrée, du retrait, du raccourci, de la suggestion. Sturzenegger revendique cette idée essentielle : musique et récit sont deux moyens de raconter une histoire — parfois l’un précède l’autre, parfois la musique “spoile” la trame. Sur disque, cette liberté devient une joie d’écoute : l’imaginaire du spectateur-auditeur est sollicité, activé, respecté.
Au final, Musiques de scène offre une expérience très rare aujourd’hui : un album accessible sans être simpliste, narratif sans être descriptif, moderne sans posture, où l’orchestre retrouve un rôle fondamental — celui de dire. Un disque qui donne envie de lire, d’aller au théâtre… et surtout de réécouter, parce que ses “mondes invisibles” ne se livrent jamais d’un coup.
Aaron Utbach
Interview – Christophe Sturzenegger
O'Bistronome
#Bistronomique #Cosi #Conflans
O'Bistronome
171 Av. Carnot - 78700 Conflans-Sainte-Honorine
Situé sur le bord d'une route relativement banale de Conflans-Sainte-Honorine, on découvre en passant la porte du O'Bistronome un univers très cosi, une décoration soignée avec notamment des cadres végétaux et un atout de premier ordre, une grande véranda donnant sur un magnifique jardin. L'accueil est très sympathique et le personnel attentionné.
Les plats, très travaillés et confectionnés avec des produits de saisons, nous font tout de même voyager autour du monde avec des touches de cacahuètes, noix de pécan, lait de coco, miso... Mention spéciale pour le plateau de fromage, varié et parfaitement affiné.
Un excellent moment culinaire dans un cadre parfait. Pensez à demander une table sous la véranda en réservant !
Olivier
Rivages
#Rivages #Gastronomie #Luxe
Rivages
1, rue Scribe - 75009 Paris
Situé à deux pas de l'opéra Garnier et partie intégrante du Sofitel Le Scribe, le restaurant Rivages se distingue en premier lieu par la beauté et la finesse de son intérieur. Un accueil parfait dans un cadre cosi, mais pas impersonnel comme cela est parfois le cas des restaurants d’hôtel. Un choix relativement limité sur la carte, mais on comprends ensuite pourquoi.
Les plats sont très travaillés et les produits irréprochables. Le chef, Martin Simolka, issu des plus grands restaurant parisiens, apporte un professionnalisme incontestable et une touche personnelle (notamment un magnifique Soufflé Forêt Noire) issue de ses débuts à Berlin.
Un excellent moment culinaire dans un cadre parfait, petit bémol pour le service un peu long, la rançon du succès sans aucun doute !
Olivier
Le Neptune
#Collioure #Mer #Poisson
Le Neptune
9 route de Port-Vendres - 66190 Collioure
Une table de panorama(s), et un service emmené avec brio par Bruno
Perché à flanc de falaise, Le Neptune déroule des salles et terrasses avec vue plongeante sur toute la baie — un décor spectaculaire, largement ouvert par de grandes baies vitrées et des espaces comme la véranda, le balcon ou le figuier. Ici, on déjeune et on dîne littéralement face au clocher de Collioure, entre élégance et sobriété.
Côté assiette, la maison revendique une cuisine méditerranéenne généreuse et soignée, très axée produits de la mer et beaux arrivages. On retrouve à la carte des huîtres du Cap Blanc (Leucate), une parillade de poissons grillés à la planxa, un turbot meunière aux amandes, une lotte rôtie à la sauge/chorizo, sans oublier le vivier (homard, langouste). Les menus structurent bien l’expérience : Menu Neptune (59 €), Menu végétarien (46 €), Retour du Marché (35 € le midi, 45 € le soir et week-end), et un accord mets-vins “Bacchus & Neptune” (125 €). Desserts classiques bien exécutés (pêche façon Melba, entremet abricot, galet chocolat “After Eight”…).
Les labels Maître Restaurateur, Fait Maison et “Restaurant de Qualité” confirment l’exigence sur la fraîcheur et la traçabilité. Et détail précieux à Collioure : parking privé/voiturier (sur réservation, places limitées), qui rend l’arrivée sereine même en haute saison.
Un mot spécial pour Bruno, chef de rang
Le service est l’un des grands atouts de la maison. Bruno, chef de rang attentif et d’un calme olympien, orchestre la salle avec précision : rythme juste, conseils avisés (cuisson du turbot, choix des sauces, enchaînement des plats), et un vrai sens du détail qui transforme un beau repas en expérience soignée du début à la fin. Cette qualité d’attention, alliée au cadre, donne envie de revenir tout simplement.
Félix
Kali
#CuisineVegetale #Bio #StreetFood
Kali
4 rue d’Avignon - 45000 Orléans
La street-food 100% végétale, joyeuse et engagée
À deux pas du centre d’Orléans, KALI assume un parti-pris clair : une cuisine 100% végétale, saine et gourmande, composée en majorité de produits bios, locaux et de saison. L’idée est simple et ambitieuse à la fois : rendre l’alimentation végétale quotidienne, sans bousculer les habitudes gustatives — autrement dit, retrouver les codes de la street-food (burgers, kebab, bowls, desserts) mais en version plus raisonnée et durable.
Cette philosophie se sent dans l’assiette : recettes “plaisir” pensées pour être généreuses, variées et riches en saveurs, réalisées avec des ingrédients simples et soignés. Le message est net : la cuisine vegan peut être gourmande, colorée et chaleureuse.
Ce qu’on mange (et pourquoi on a envie de revenir)
La carte coche toutes les cases de la comfort-food bien faite :
Côté burgers (10,50€ en “prix seul”) : Le Boss (steak végétal, cheddar et “bacon” végétal), Le Gourmet (pané “poulet” végétal), Le Marin (pané “poisson” végétal) ; un kebab végétal est aussi à la carte. Bun sans gluten en option.
Plats signatures : No fish & chips (pané “poisson” végétal + frites maison), Solmon toast (toast guacamole petit pois/pois chiche + “saumon” végétal), bowls au quinoa bio (Rainbowl, Bowl protéiné).
Formule KALI à 15,95€ : 1 burger ou kebab + 1 side + 1 boisson. Il existe un menu enfant (10€) et une remise étudiante (-10%).
Sides & douceurs : frites maison, petite salade, chia bowl, gaufre maison, glaces & cookies… À boire : kéfir de fruits maison, thés/cafés/lattés bio (matcha, golden, pink, chaï, etc.).
On aime l’orientation très “quotidienne” : on passe, on se régale, on repart léger — pour soi et pour la planète.
Félix
La Yole de Chris
#Coquillages #ChristopherCoutanceau #Mer #Poisson
La Yole de Chris
Plage de la concurrence - 17000 La Rochelle
À La Rochelle, La Yole de Chris s’impose comme une escale incontournable pour tous les amoureux de la mer et des plaisirs iodés. Situé juste en bord de plage, le restaurant offre un panorama splendide qui se renouvelle sans cesse : à marée haute, l’horizon se déploie à perte de vue avec ses reflets changeants, tandis qu’à marée basse, le paysage s’ouvre sur les étendues découvertes et leur poésie singulière. Quelle que soit l’heure de la journée, le décor est un spectacle naturel qui accompagne idéalement l’expérience culinaire.
Côté assiette, La Yole de Chris célèbre avec brio les richesses de l’océan. Fruits de mer de premier choix, fraîcheur irréprochable et préparation soignée : chaque bouchée rappelle le lien direct avec la mer toute proche. Huîtres, palourdes, crustacés et poissons se dégustent dans une atmosphère conviviale, où authenticité et qualité se conjuguent sans ostentation.
Le restaurant incarne parfaitement la philosophie de Christopher Coutanceau, grand chef triplement étoilé dont l’établissement principal se trouve littéralement de l’autre côté du mur. La Yole de Chris en est comme le prolongement naturel, une porte d’entrée plus décontractée mais déjà exigeante vers l’univers raffiné du chef.
Qu’on s’y arrête pour un déjeuner ensoleillé ou un dîner face au soleil couchant, La Yole de Chris séduit par la justesse de sa cuisine, la générosité de ses produits et l’évidence de son cadre. Une adresse vivante, authentique, et définitivement incontournable à La Rochelle.
Olivier
La Tourangelle
#gastronomie #Loire #Calme
La Tourangelle
47 Quai Albert Baillet - 37270 Montlouis-sur-Loire
La Tourangelle est une véritable pépite nichée au bord de la Loire, dans un cadre à la fois calme et apaisant qui invite à la détente. Dès l’arrivée, on est séduit par l’élégance discrète du lieu, où chaque détail semble pensé pour mettre en valeur le charme naturel des bords de Loire (très proches, mais pas de vue directe depuis le restaurant). La cuisine se distingue par sa finesse et son raffinement, avec des assiettes travaillées qui subliment des produits frais et de saison. Chaque plat reflète un savoir-faire précis et une recherche d’équilibre, alliant tradition et créativité.
Le service mérite également d’être souligné : une serveuse d’une grande disponibilité et à l’écoute, attentive sans être envahissante, qui contribue largement au plaisir de l’expérience. Le rythme est parfaitement dosé, laissant le temps d’apprécier pleinement les mets et l’ambiance feutrée. La Tourangelle est plus qu’un simple restaurant : c’est une adresse où l’on savoure un moment suspendu, idéal pour un repas raffiné dans un cadre unique.
Olivier
La Table Marocaine Comme à la Maison
#gastronomie #Couscous #Maroc
La Table Marocaine Comme à la Maison
170 boulevard d’Alsace-Lorraine - Le Perreux-sur-Marne
Derrière cette adresse au nom évocateur se cache un véritable coup de cœur pour les amoureux de cuisine marocaine traditionnelle et généreuse. Ici, tout est fait pour que l’on se sente comme à la maison, avec en prime la magie des parfums de l’Orient.
Une cuisine authentique et généreuse : Couscous, tajines, bricks, pastillas… chaque plat est préparé avec soin et amour, comme dans une maison de famille. Les épices sont parfaitement dosées, les cuissons maîtrisées, et les portions plus que généreuses. Mention spéciale au couscous royal : semoule légère, légumes fondants, viandes tendres et savoureuses – un vrai régal. Le tajine aux pruneaux et amandes, quant à lui, fond en bouche et embaume la table d’un parfum envoûtant.
Un accueil sincère et chaleureux : Le nom n’est pas usurpé : l’accueil est d’une gentillesse rare. On vous parle, on vous conseille, on vous chouchoute. On sent que l’authenticité n’est pas que dans les assiettes, elle est aussi dans le cœur des personnes qui tiennent cette maison.
Une ambiance conviviale : Décor simple, chaleureux, sans prétention, mais avec cette âme orientale qui invite au voyage. On s’y sent bien, on prend le temps, et on savoure.
Verdict : une adresse incontournable du Perreux. Pour un repas entre amis, en famille ou simplement pour le plaisir de bien manger, La Table Marocaine Comme à la Maison est une valeur sûre, où l’on revient avec plaisir.
Félix
Restaurant SO
#gastronomie #RestaurantSO #Dijon
Restaurant SO
15, rue de l'Amiral Roussin - 21000 Dijon
Au cœur de Dijon, le Restaurant SO séduit par sa cuisine fine, sa précision dans l’assiette, et un rapport qualité-prix difficile à battre. Cette adresse mérite l’attention des fins palais en quête d’un déjeuner raffiné sans prétention superflue.
Entrée – Bouillon de volaille aux légumes et champignons Dès la première cuillère, le ton est donné : le bouillon est d’une grande pureté, limpide, concentré en saveurs sans jamais écraser le palais. Les légumes et champignons apportent une délicatesse végétale subtile. En option, les raviolis de poulet (supplément 3 €) ajoutent une gourmandise bienvenue, prolongent l’élan de la volaille avec une texture tendre et fondante. Une entrée tout en nuance, idéale pour ouvrir l’appétit.
Poisson du jour – Églefin en kadaïf, risotto d’orge, fenouil et cresson Un plat remarquable tant sur le plan visuel que gustatif. Le filet d’églefin en croûte de kadaïf (cheveux d’ange croustillants) est une réussite absolue : doré, croustillant à l’extérieur, moelleux à cœur. Le risotto d’orge apporte une mâche originale et savoureuse, bien assaisonnée, pendant que la salade de fenouil rafraîchit l’ensemble. La sauce au cresson, fine et équilibrée, relie toutes les composantes avec élégance. Un plat signature, à n’en pas douter.
Viande – Travers de porc, légumes, pommes de terre lyonnaises, jus de viande Les travers sont fondants, savoureux, parfaitement assaisonnés. Le jus de viande est concentré, riche, soulignant avec générosité la viande et ses garnitures. Quelques cartilages perceptibles viennent troubler légèrement la dégustation, mais sans gâcher l’ensemble. Les légumes sont cuits avec soin, les pommes de terre à la lyonnaise sont moelleuses et parfumées. Une belle assiette de terroir, bien exécutée.
Fromages et dessert – Une fin en douceur L’assiette de fromages (optionnelle) est bien choisie, les trois variétés servies lors de cette visite étaient affinées avec justesse. Une petite décoration – noix, fruits secs ou confiture – serait la bienvenue pour rehausser la présentation. Enfin, le gâteau au matcha conclut le repas en beauté. Le matcha est dosé avec subtilité, ni trop amer, ni trop sucré. La chantilly, légère et onctueuse, accompagne l’ensemble avec discrétion.
Service et cadre Le cadre est sobre, élégant, propice à un moment calme et gourmand. Le service est attentionné, efficace, sans empressement ni froideur.
Un seul bémol : le service des vins au verre La carte est intéressante, mais la générosité des verres pourrait être améliorée pour se mettre pleinement au niveau du reste de l’expérience.
Verdict : Le Restaurant SO est une pépite discrète à Dijon, où la cuisine fine se conjugue avec une exigence de saveurs et un soin sincère dans l’assiette. Une adresse à recommander sans réserve pour un déjeuner soigné, raffiné et juste dans ses prix.
Note globale : 8,5 / 10 Mention spéciale : au poisson du jour – un vrai coup de cœur.
Félix
Le Moulin de Ponceau
#gastronomie #MoulindePonceau #Chartres
Le Mouli de Ponceau
21 rue de la Tannerie - 28000 Chartres
Un véritable coup de cœur à Chartres ! Niché au bord de l’Eure, Le Moulin de Ponceau séduit d’emblée par son cadre enchanteur : une terrasse paisible avec une vue imprenable sur le fleuve, où le clapotis de l’eau accompagne le repas. L’atmosphère y est à la fois élégante et détendue, idéale pour un déjeuner ensoleillé ou un dîner romantique.
Côté assiette, la maison fait honneur aux produits de saison avec une cuisine fine, savoureuse et parfaitement exécutée. Mention spéciale pour le gaspacho de tomates, d’une chaleur éclatante et d’un équilibre remarquable — une entrée simple en apparence, mais qui révèle tout le talent du chef dans sa capacité à sublimer les classiques.
Service attentionné, belle carte des vins, et un rapport qualité-prix très honnête au vu de la qualité de l’expérience. Une adresse à ne pas manquer si vous êtes de passage à Chartres !
Félix
L'alto lyrique
SUBLIME ! #Viola #LoanCazal #Paganini #Rachmaninov #Bruch


Loan Cazal, L'alto lyrique
Klarthe Records, 2025
Une Ode à l’Émotion et à l’Élégance
Dès les premières notes de L’Alto Lyrique, une évidence s’impose : nous sommes en présence d’un album d’exception, où la musique se déploie dans une pureté et une intensité rares. Cet enregistrement, conçu comme un hommage vibrant à la voix de l’alto, transcende les frontières du répertoire et nous plonge dans un monde où lyrisme et virtuosité se conjuguent avec une rare harmonie.
Loin d’être un simple récital instrumental, L’Alto Lyrique explore l’âme profonde de l’alto en empruntant aux couleurs du chant, offrant une approche sensible et expressive d’œuvres magnifiquement choisies. À travers un programme ambitieux, l’album met en avant trois figures majeures du romantisme : Rachmaninov, Paganini et Bruch. Trois identités marquées, trois esthétiques contrastées qui permettent de révéler la richesse expressive de l’alto.
Une exploration de l’âme romantique
L’album s’ouvre avec Rachmaninov, dont le romantisme russe se déploie avec une densité envoûtante. L’alto y trouve un écrin idéal pour exprimer cette mélancolie lumineuse propre au compositeur. Les phrases s’étirent avec une respiration presque vocale, soutenues par le piano qui ajoute profondeur et éclat à cette matière sonore tourmentée et majestueuse.
Suit Paganini, maître du Bel Canto instrumental, dont l’alto reprend ici l’élan lyrique et virtuose. Loin d’être un simple exercice de style, l’interprétation transcende la technicité pour atteindre une expressivité fulgurante. Chaque ornementation, chaque inflexion rappelle l’art du chant italien, donnant à l’instrument une légèreté et une fluidité rarement entendues.
Enfin, Bruch incarne le lyrisme allemand dans ce qu’il a de plus noble et expressif. Son écriture profonde et généreuse trouve en l’alto un véhicule idéal pour son romantisme exalté. L’instrument se fait tour à tour puissant et intimiste, déployant des nuances infinies dans une narration musicale captivante.
Des interprètes d’exception
L’interprétation est portée par Loan Cazal, altiste au jeu fascinant, dont l’approche allie raffinement et profondeur. Occupant des postes prestigieux d’alto solo dans plusieurs orchestres internationaux, il est reconnu comme une figure majeure de son instrument. Avec une sonorité ample et chaude, il sculpte chaque phrase avec une précision et une sensibilité remarquables. Son phrasé, d’une souplesse infinie, fait chanter l’alto avec une expressivité rare, dévoilant toute la richesse de l’instrument.
À ses côtés, Guillaume Masson, pianiste au toucher délicat et à la présence musicale affirmée, tisse un écrin sonore d’une beauté envoûtante. Son jeu d’une clarté lumineuse et son sens de l’équilibre entre puissance et retenue confèrent à cet album une profondeur et une poésie remarquables. Il accompagne l’alto avec une intelligence musicale rare, mettant en valeur ses moindres nuances.
L’ensemble Libertalia, sous la direction de Nicolas Krüger, apporte également sa signature sonore à cette aventure musicale. Fondé par Krüger et Loan Cazal, cet ensemble à cordes explore un large répertoire, de la musique baroque aux créations contemporaines. Dans L’Alto Lyrique, il se révèle un écrin orchestral d’une souplesse et d’une expressivité exemplaires, offrant à l’alto une assise dynamique et vivante.
Un voyage sonore inoubliable
Ce qui frappe surtout dans L’Alto Lyrique, c’est cette capacité à toucher l’auditeur au plus profond. Chaque note semble être habitée d’une respiration intérieure, chaque silence raconte une histoire. Cazal et ses partenaires transcendent la partition pour en extraire l’essence même, celle qui fait vibrer et frissonner. C’est un album qui ne s’écoute pas simplement, mais qui se vit, tant il parvient à capter cette essence ineffable qui fait la grandeur de la musique.
En consacrant cet album du Sublime d’Arts et Sens, nous saluons une œuvre magistrale, un enregistrement où l’alto s’élève en véritable voix du cœur. Une immersion inoubliable dans la beauté sonore, une révélation absolue pour tous les amoureux de musique.
Aaron Utbach
Le Saint-Augustin
#gastronomie #SaintAugustin
Le Saint-Augustin
10 Avenue du Granier - 38240 Meylan
Restaurant Le Saint-Augustin à Meylan : Une expérience inégale
Le Saint-Augustin à Meylan se présente comme un lieu agréable avec une grande terrasse qui, par beau temps, devient un véritable atout. L'espace extérieur est spacieux, calme et idéal pour profiter des journées ensoleillées. Cependant, l’intérieur du restaurant ne réussit pas à offrir la même expérience. Si la terrasse est un point fort, l’ambiance intérieure est rapidement entachée par un décor impersonnel et un bruit ambiant qui peut gâcher l’atmosphère, rendant l’endroit moins propice à un dîner tranquille.
Côté cuisine, Le Saint-Augustin propose une carte qui semble prometteuse, mais qui, malheureusement, ne parvient pas à tenir ses promesses. Les plats manquent cruellement de caractère et de raffinement. Le "Mix panés", composé de divers produits frits, souffre d'un manque de croquant et de fraîcheur. L’impression d’ingrédients surgelés et d’une préparation approximative rend ce plat décevant, bien loin de l’expérience gourmande qu’on pourrait attendre d’un restaurant de cette gamme.
De même, le "Poké chaud Falafel", censé être une touche moderne et originale, laisse un goût amer. Si l’idée de proposer un poké bowl chaud est intéressante, la réalisation ne suit pas. Les falafels sont gras, mal cuisinés, et manquent de saveur. L’ensemble du plat semble bâclé et ne parvient pas à séduire les papilles, confirmant que la recherche de modernité n’est pas toujours synonyme de qualité.
En définitive, Le Saint-Augustin semble vouloir jouer sur des concepts modernes et des plats tendance, mais ces derniers manquent de finesse et d’attention aux détails. Si la terrasse est un vrai point fort, la cuisine et l’atmosphère intérieure ne parviennent pas à offrir une expérience culinaire vraiment mémorable. À visiter peut-être pour un repas en extérieur, mais pas pour une escapade gastronomique.
Olivier
L'Atelier de Donat
#gastronomie #nature #luxe
L'Atelier de Donat
4, Chemin des Landes - 25160 Malbuisson
Séjour Inoubliable à L'Atelier de Donat, Malbuisson : Luxe et Nature au Bord du Lac Saint-Point
Un séjour à L'Atelier de Donat, situé à Malbuisson, au bord du lac Saint-Point, est tout simplement inoubliable. Niché dans un cadre naturel exceptionnel, l’hôtel 4 étoiles allie à merveille confort moderne et charme historique. La suite dans laquelle nous avons séjourné offrait une vue imprenable sur le lac, créant une atmosphère de sérénité et de relaxation totale. L’intérieur de la suite, décoré avec soin, allie élégance et modernité, tout en respectant l’héritage de l'ancien artisan du bois, Donat. L’accès direct à la plage et la tranquillité des lieux ajoutent encore à l'expérience exceptionnelle.
Le matin, un petit-déjeuner gourmet a été un véritable régal. Avec des produits locaux de grande qualité, le choix était aussi varié que savoureux : fromages régionaux, viennoiseries fraîches et fruits de saison, le tout servi dans une ambiance détendue et chaleureuse. Il est évident que chaque détail a été pensé pour offrir le meilleur du terroir.
L'Atelier de Donat est l'endroit idéal pour se ressourcer tout en profitant de l'art de vivre à la française, entre luxe et nature. Que ce soit pour un week-end romantique ou une escapade en famille, cet hôtel au cadre enchanteur et à la cuisine raffinée est une adresse incontournable pour ceux qui recherchent un séjour d'exception.
Olivier
La Saïgonnaise
#gastronomie #Saïgon #Vietnam
La Saïgonnaise
181 Avenue du 8 mai 1945 - 94170 Le Perreux sur Marne
Découverte culinaire au restaurant La Saïgonnaise : Un voyage au cœur du Vietnam
Situé au Perreux-sur-Marne, le restaurant La Saïgonnaise offre une véritable immersion dans les saveurs du Vietnam. Dès l’entrée, le décor chaleureux et accueillant donne le ton pour une expérience gustative unique. L’atmosphère détendue et conviviale invite à la détente, idéale pour un repas entre amis ou en famille.
Le menu, qui propose une large variété de plats vietnamiens traditionnels, est un véritable voyage pour les papilles. Que ce soit avec un plat principal parfumé ou un dessert doux et exotique, chaque bouchée révèle la richesse de la cuisine vietnamienne.
Les boissons ne sont pas en reste avec une gamme variée de vins qui s'harmonisent parfaitement avec les plats. Pour les amateurs de digestifs, la maison propose des spécialités vietnamiennes comme le Mei Kwei Lu Chew, alcool de riz qui complètera magnifiquement le repas.
Le service est courtois et rapide, et l’endroit, ouvert tous les jours sauf le lundi, offre des horaires flexibles pour satisfaire aussi bien le déjeuner que le dîner.
En résumé, La Saïgonnaise est un lieu incontournable pour ceux qui recherchent une cuisine vietnamienne authentique, avec une ambiance chaleureuse et des produits de qualité. Un véritable délice à découvrir et redécouvrir, que ce soit pour une escapade rapide ou un dîner plus intime.
Olivier
Restaurant Les Bateliers
#gastronomie #Colmar #Alsace
Les Bateliers
4 rue de la Herse - 68000 Colmar
Restaurant Les Bateliers à Colmar : Un Repas au Bord de l’Eau, Une Vue Imprenable
Situé à Colmar, au cœur de l'Alsace, le restaurant Les Bateliers offre une expérience culinaire à la fois raffinée et apaisante, grâce à son cadre exceptionnel. Installé au bord de l’illustre canal de la Lauch, le restaurant bénéficie d’une vue imprenable sur les eaux calmes et les maisons traditionnelles à colombages qui bordent le canal. L’atmosphère y est sereine, presque magique, avec un panorama qui change au fil des saisons et des lumières du jour.
Le cadre intérieur du restaurant est tout aussi soigné. Avec une décoration élégante et contemporaine, l’espace parvient à allier tradition et modernité. De grandes baies vitrées permettent de profiter pleinement de la vue sur le canal, créant ainsi une ambiance à la fois intime et lumineuse. L’agencement du restaurant, à la fois cosy et spacieux, est parfait pour un dîner en tête-à-tête ou un repas en groupe, tout en garantissant à chaque convive une vue imprenable sur le paysage.
Mais ce n'est pas seulement la vue qui rend ce lieu incontournable. La cuisine du restaurant Les Bateliers est à la hauteur de ce cadre exceptionnel. Les plats sont savamment préparés, mettant en avant des produits locaux et de saison, avec des saveurs qui subliment les ingrédients frais et de qualité. Un repas ici devient un véritable voyage gastronomique, parfaitement complété par l’environnement apaisant qui entoure le restaurant.
En résumé, Les Bateliers à Colmar est l'adresse idéale pour ceux qui recherchent à la fois une cuisine délicieuse et une expérience inoubliable dans un cadre magnifique. Le restaurant réussit à marier le meilleur de la gastronomie et du paysage, offrant à ses clients non seulement des plats savoureux, mais aussi une vue spectaculaire sur l'un des plus beaux quartiers de Colmar. Un véritable coup de cœur à découvrir sans tarder.
Olivier
Beautiful Love - Brigitte Bühlmann
#BrigitteBuhlmann #Jazz #BeautifulLove

Brigitte Bühlmann, Beautiful Love
Records DK, 2024
Une plongée lumineuse dans les standards du jazz
Avec Beautiful Love, Brigitte Bühlmann nous offre une réinterprétation remarquable des grands standards du jazz. Cet album, enregistré en seulement deux jours au Studio La Buissonne, bénéficie d'une spontanéité et d'une fraîcheur qui rendent chaque morceau vivant et authentique.
Une voix sincère et magnétique
La voix de Brigitte Bühlmann se distingue par sa sincérité et sa capacité à transmettre une large palette d’émotions. Sur des titres comme My Funny Valentine ou God Bless The Child, elle déploie une chaleur enveloppante et une justesse émotionnelle qui captivent immédiatement l’auditeur. Sa diction claire et son phrasé naturel font écho à l’héritage des grandes chanteuses de jazz, tout en imprimant sa propre sensibilité et personnalité.
Des arrangements modernes et respectueux
Les arrangements, orchestrés par Noé Macary, apportent une touche contemporaine sans dénaturer l’essence des standards. Ils jonglent habilement entre minimalisme et sophistication, mettant en valeur à la fois la voix de Brigitte et le talent des musiciens qui l’accompagnent. Par exemple, Night and Day prend une dimension intimiste grâce à un jeu subtil entre le piano et la voix, tandis que Embraceable You se pare de nuances délicates grâce à des textures riches et aériennes.
Un trio complice et virtuose
Le trio qui accompagne Brigitte mérite également une mention spéciale. Noé Macary, au piano, est à la fois ancré dans la tradition et audacieusement inventif, offrant des harmonies et des improvisations pleines de surprises. La contrebasse de Sylvain Pourrat pose une assise rythmique solide, tandis que la batterie de Thomas Chignier ajoute une dynamique raffinée, toujours en soutien de l’atmosphère créée. Leur complicité avec la chanteuse est palpable, donnant à chaque morceau une cohésion parfaite.
Un hommage intemporel et personnel
L’album est un équilibre réussi entre respect des œuvres originales et réinterprétation personnelle. Il s’adresse aussi bien aux amateurs de jazz qu’à ceux qui découvrent ce répertoire, tant il combine accessibilité et raffinement. Brigitte Bühlmann ne cherche pas à rivaliser avec les versions iconiques, mais à raconter ces histoires intemporelles avec sa propre voix, et c’est précisément ce qui fait la force de ce projet.
Beautiful Love est une œuvre sincère, lumineuse et soigneusement produite, qui rend hommage aux standards tout en leur insufflant une nouvelle vie. Brigitte Bühlmann et son équipe signent ici un album qui mérite toute l’attention des amateurs de jazz. Une réussite à savourer sans modération.
Thalia S.
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