Reynaldo Hahn - Quatuor Tchalik, Dania Tchalik
#Musiquedechambre #Quatuor #QuatuorTchalik #ReynaldoHahn

Quatuor Tchalik, Dania Tchalik, Reynaldo Hahn
Label Alkonost, 2020
Magnifique découverte que cet album qui met en lumière le répertoire de musique de chambre encore trop méconnu de Reynaldo Hahn. Avec ces pages d’un doux lyrisme et pleines de fraicheur, aussi bien par les œuvres que grâce à ses interprètes, le Quatuor Tchalik nous entraine sur les belles lignes mélodiques de Hahn avec beaucoup de souplesse et d’élégance, développant une large palette de couleurs à travers leur sonorité généreuse. On apprécie la prise de son au plus près des instruments et sans artifices.
Le 2ème Quatuor, plus fougueux que le 1er, intrigue par sa richesse harmonique et nous emporte par son intensité, notamment dans le mouvement lent, véritable épicentre émotionnel de l’œuvre.
Les pièces en duos coulent et s’écoulent dans une évidence parfaite, parfois un peu trop parfaite…
C’est le Quintette en fa dièse mineur qui s’impose comme l’œuvre maîtresse de cette monographie. L’influence de Mendelssohn y est indéniable mais c’est surtout l’esthétique très proche de celle de Ernest Chausson qui s’impose à l’auditeur. Une lecture claire, sans jamais qu’aucune voix ne domine trop lourdement, l’entente dans la fratrie Tchalik est évidente et nous offre une belle référence dans ce répertoire qui mériterait certainement d’être programmé plus souvent.
Salomé Feuerstein
La redoutable veuve Mozart
#Mozart #Histoire

Isabelle Duquesnoy, La redoutable veuve Mozart
éditions de La Martinière, 2019
L'adage est connu : derrière chaque grand homme, il y a une femme. Derrière Wolfgang Amadeus Mozart, il y a Constanze (1762-1842). Une chanteuse au talent plutôt modeste, une femme aux ambitions démesurées, qui s'est entièrement dévouée au génie puis à la gloire de son illustre mari. Chez elle, l'argent que Mozart ne parvient pas à gagner de son vivant, est une obsession mortifère. Mort ruiné, fauché dans sa trente-cinquième année, enterré avec les indigents, autant de blessures que la veuve Mozart tente de cicatriser durant plus de cinquante années. Pour commencer, elle exhibe leur fils cadet qu'elle rebaptise « Wolfgang Mozart II » dans toutes les cours d'Europe. L'expérience est épouvantable : n'est pas un jeune prodige de la musique qui veut. Constanze travaille sans relâche pour que la musique de son génie de mari bénéficie, enfin, d'une gloire éternelle. Elle agit en femme d'affaires redoutable : elle fait achever certaines partitions, dont le fameux Requiem, qu'elle vend à prix d'or.
Elle écrit une biographie qu'elle publie en 1828. A Salzbourg, ville où Mozart naît en 1756, elle supervise patiemment l'érection d'une statue monumentale et œuvre à l'ouverture du Mozarteum en 1841.
Depuis vingt ans, Isabelle Duquesnoy étudie Constanze Mozart, un caractère trempé, volontariste et romanesque. Un récit enlevé, passionné où l'on découvre une veuve assurément « redoutable ».
Cécile Berly
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